Mes réponses

Que veulent les coachs?

« Ils veulent une alliance entre le coach et ses clients dans un processus qui suscite chez eux réflexion et créativité afin de maximiser leur potentiel personnel et professionnel.»,
Bon ok, au lieu de vous reservir des formules convenues, je vais vous raconter une histoire.
Il y a quelques jours, j’organisais un atelier découverte pour La Juste Question.
Les précédents avaient eu quelque succès et j’ai eu pas mal de retours positifs de personnes que ça a impacté et que ça a amené à se questionner.
Ce constat m’a encouragé à en proposer d’autres, dont celui-ci, et, à ma grande surprise, les 7 participants et 34 intéressés se sont transformés en 0 présents (c’est singulier que le 0 puisse être pluriel).
Mon égo a réagit en mettant ça sur le dos des Marocains (ben oui, si les gens ne s’intéressent pas à ce que je propose c’est qu’ils sont bêtes) qui ne respectent pas leurs engagements, des personnes qui confirment sans venir, et de la difficulté, au Maroc, de proposer un service innovant (je ne parle même pas des difficultés administratives, logistiques et opérationnelles).
Il avait besoin de s’exprimer, j’ai, alors, appelé une amie (que je remercie encore pour sa bienveillance et son temps) qui a bien voulu l’écouter parler et nous avons passé un super moment à dire du mal du Marocain (de nous aussi pour le coup), ça m’a fait un bien fou.
Mais une fois l’égo calmé, persistait en moi un inconfort, qui se traduisit par les questions suivantes: Que les gens viennent ou ne viennent pas, qu’est-ce que je veux? Pourquoi je fais ça?
J’ai entamé ma premiere thérapie en 2007, j’ai commencé ma première formation en coaching en 2013 et je me forme depuis déjà presque deux ans à la Gestalt.
Et durant tout ce temps, je n’ai eu de cesse d’apprendre, de me former, de travailler sur moi, avec les autres, pour les autres. Pourquoi?
La première fois que j’ai eu à faire face à cette question était lorsque j’avais fait un bilan de compétence en 2012 et qu’après plusieurs séances où on s’enlisait dans la spéléologie marécageuse de mon inconscient, la consultante m’avait posé la question suivante: « quelle est l’activité que tu n’as jamais cessé de pratiquer? ».
Ca m’avait fait sourire car les seules activités qui m’accompagnent depuis toujours étaient le foot et le basket, mais je ne voyais pas ce que cela venait faire dans un bilan de compétence.
C’est pourtant grâce à ces deux sports que je me retrouve maintenant ici.
Sur un terrain, mon plus grand plaisir est de faire des passes décisives, le genre de passes auxquelles personnes ne s’attend et qui mettent le buteur dans les meilleures conditions pour marquer.
La passe décisive, tout comme une question juste, est un exercice complexe, car elle demande:
  • Une conscience de soi: Comment je suis là, ici et maintenant? Comment je me sens?
  • Une conscience de l’autre: comment l’autre se sent avec moi? Qu’est ce que j’imagine de lui? Comment je me sens avec lui?
  • Une conscience de l’environnement: Comment on est avec l’autre là, ici et maintenant? Ou est l’autre par rapport à moi? ou suis je par rapport à l’autre?
Mais quand elle réussit et que la personne marque, quel bonheur! Quand elle réussit et que la personne trouve sa réponse juste, quel bonheur!
La frustration que j’ai vécue il y a quelques jours est celle que je ressens lorsque je m’applique à faire une belle passe décisive et que la personne ne marque pas. Ou pire lorsque je me retrouve seul sur le terrain.Aie!
Lors d’un atelier ou d’une séance, je me sens faire partie d’une équipe, dont le but est de gagner contre ces adversaires: la souffrance (cf article Une vie sans souffrance), la limitation, l’aliénation.
La salle vide a fait que j’étais seul devant mes adversaires.
Lorsque je me retrouve seul sur un terrain ou que quelqu’un rate la passe décisive que je viens de lui faire, je peste, je fulmine, je suis déçu. Et je me dis que je vais arrêter de jouer.
Cela fait 30 ans que j’essaie d’arrêter mais je n’y arrive pas: c’est la seule chose que je sais faire, que j’ai envie de faire, qui me procure autant de plaisir et qui me fait sentir exister (un bouquin est en cours, La philosophie du foot, Spinoza n’a qu’à bien se tenir.)
C’est mon Conatus.
De même, en face de cette salle vide, j’ai été déçu, j’ai même été en colère, mais ça m’a ramené vers cette essence qui est la mienne: C’est ce que j’aime faire.
Que ça marche ou pas, je ne veux faire que ça. Et je n’aime faire que ça.
Cela demande de l’attention, de l’écoute, de la persévérance, de la remise en question continue, mais c’est ce que je sais faire de mieux, et c’est ce que je peux donner de mieux.
Et c’est comme ça que je fais ma part pour changer le monde: Be the change you wanna see in the world. (Sois le changement que tu voudrais voir dans le monde)
Et c’est bien pour cela que j’y serais encore mercredi prochain. Pour faire ma part.

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