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Mes réponses

Une vie sans souffrance?

Il est un pays pour moi teinté de souffrance, il est une ville pour moi, affligée.
Pologne, Wroclaw.
j’ai rencontré Wroclaw en janvier 2015 dans un bus aux Philippines, et je m’y suis installé en octobre de la même année. Par amour.
Un coup de coeur, de ceux qui prennent aux tripes et qui mobilisent le cerveau et le corps.
Il y a aussi des endroits où l’on apprend. Wroclaw m’a appris que j’étais le seul responsable de ma souffrance et que la douleur, la tristesse et la colère, tout comme la joie, l’amour et l’excitation faisaient partie de la vie.
La souffrance est un déni de réalité.
  • J’ai souffert quand j‘étais triste qu’une histoire d’amour sur laquelle j’avais quasiment tout misé s’était terminée, et que je refusais la tristesse que cela provoquait en moi.
  • J’ai souffert quand, après avoir (eu l’illusion d’avoir) tout sacrifié pour cette même histoire, elle s’est arrêtée, sans bruit, sans fin et que j’ai refusé la colère que cela générait en moi.
  • J’ai souffert quand, après m’être cassé la jambe dans un pays où je ne connaissais quasiment personne, 3 semaines après avoir commencé un nouveau travail, je me demandais ce que j’ai bien pu faire à la vie pour qu’elle m’inflige tout ça.
Que de temps ai-je perdu à ressasser, ruminer, refuser, me battre, contre moi, contre l’autre, contre le monde, contre la vie..
Il y a quelques jours, je me suis baladé dans cette ville qui m’a offert une des mes plus belles leçons, et j’ai pleuré. J’ai pleuré de tristesse, de colère, de douleur.
J’ai pleuré ce que je n’avais pas réussi à pleurer deux ans plus tôt. J’ai pleuré surtout tout le mal que je m’étais fait. Toute la souffrance que je m’étais infligé.
Il est des leçons qui demandent du temps pour les comprendre, non pas avec le cerveau, mais avec le coeur et le corps.
La vie est ce qu’elle est. Elle me présente son lot de tristesse, de joie, de douleur, d’amour.. Mais la vie ne me fait pas souffrir. Je me fais souffrir.
La douleur, la tristesse, la colère, les angoisses font partie intégrantes de la vie de chacun à des degrés plus ou moins grands.
En revanche, et c’est un secret bien gardé, la souffrance est optionnelle, pour peu qu’on en ait conscience. Conscience que c’est un choix d’accepter la réalité telle qu’elle est et que son déni est le carburant même de cette souffrance.
Mes mantras pour m’en rappeler:

3 réflexions au sujet de “Une vie sans souffrance?”

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